« Mal être » à l’adolescence
L’adolescence est l’age du changement comme le souligne l’étymologie
latine du mot « avalescene » = grandir.
L’adolescence est un passage, une étape de transition entre l’enfance
et l’age adulte. On dit souvent à tort, que l’adolescent
est à la fois un adulte et un enfant. Dans la réalité,
il n’est plus un enfant mais pas encore un adulte. Ce double mouvement,
reniement de son enfance d’un coté, recherche d’un statut
stable d’adulte de l’autre, constitue l’origine du «
mal être » de l’adolescent.
- La transformation pubertaire : la perte de l’image familière
du corps que l’enfant avait progressivement constitué.
- La distanciation d’avec les parents.
- Le changement de statut dans la famille et la société.
- Les premières expériences de deuil (décès d’un
grand parent), les séparations avec les amis sont autant de facteurs qui fragilisent l’état de stabilité
que pouvait représenter l’enfance.
Qui n’a pas alors connu cet état de « spleen », ce
sentiment d’inutilité et de pessimisme dans l’avenir : «
rien ne sert à rien, le monde est vide… » La morosité
gagne, ainsi que l’ennui Mais comment pouvoir changer d’état
psychique, de statut, de corps, sans que cette transition ne s’accompagne
de ce type de réaction ?
Le « mal être » à l’adolescence peut donc être
le reflet d’un véritable travail psychique. Cependant et pour ces
mêmes raisons, cette étape de la vie génère forcement
chez l’individu un état de vulnérabilité. Le mal
être peut devenir dépression par son intensité, par l’incapacité
du sujet de se projeter dans l’avenir, par l’existence d’idées
noires…Ils convient alors d’évaluer ce qui du normal devient
anormal.
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