L’utilisation abusive des drogues est devenue une conduite souvent rencontrée
chez l’adolescent au cours de ces deux dernières décennies
: l’extension à cette tranche d’age est d’apparition
assez récente.
Aujourd’hui, les conduites de dépendances apparaissent avec prédilection
à l’adolescence : alcoolisme tabagisme, toxicomanie, troubles des
conduites alimentaires, etc.…
Il existe plusieurs types de consommation :
• Le premier correspond typiquement aux jeunes adolescents, collégiens
consommateurs épisodiques mais excessifs d’alcool, de drogue…
Leurs conduites ne les exclus pas du groupe des amis, bien au contraire. Leurs
parents ne prêtent pas une attention particulière à leur dépendance,
qui néanmoins existe déjà, ou sont inquiets d’un fléchissement
ou d’une rupture scolaire récente.
• Le second correspond aux années lycée. Les jeunes gardent
avec leur amis un contact régulier parfois désorganisé. La
dépendance est manifeste et se traduit par un hyper investissement de toute
une série de comportement :
- une compulsion à s’engager dans le comportement ex : fumer une
cigarette
- maintient du comportement malgré ces conséquences négative
ex : risque de cancer
- une obsession concernant le comportement
- une culpabilité après le comportement
- un sevrage à l’arrêt brutal
L’échange avec ses adolescents est difficile. Ils sont opposants
des que l’on met en cause leurs conduites. Leur vie sociale est souvent
centrée autour de leur dépendance les amenant peu à peu
à ne rencontrer que des jeunes dans leur situation. Leur relation avec
leurs parents est répétitivement au bord de la rupture.
• Le troisième correspond aux adolescents inscrits dans une marginalisation
où la dépendance est massive et quotidienne. Les adolescents s’engagent
directement dans cette voie ou après avoir expérimenté
les expériences précédentes. Ils ne fréquentent
plus que des jeunes inscrits dans la même trajectoire. Leurs parents ne
savent plus comment les aider.
Le risque majeur est donc un glissement d’une modalité de dépendance
vers une plus grave.
Il faut savoir qu’au delà de la cure de sevrage qui doit longuement
être élabore entre le patient et son médecin, l’association
de différentes approches thérapeutiques est le plus efficace.
Il est souvent conseillé de réaliser une prise en charge conjointe
de l’adolescent et de sa famille. La combinaison d’une psychothérapie
et d’un traitement substitutif est parfois nécessaire.
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